Matériel : Artists Paintstiks de Markal

La réception de ma commande chez Jackson’s art supplies

Je cherchais des bâtons d’huile solide qui sécheraient plus vite que les bâtons d’huile normale. En cherchant sur le net, j’ai découvert des bâtons d’huile solide utilisés en home déco et DYI pour faire des pochoirs. J’ai commandé quelques couleurs chez mon fournisseur anglais « Jackson’s art supplies ». Voici donc, accompagnés de quelques produits de la marque Gamblin, les Markal Artists Paintstiks.

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Pas à pas : enlever la toile d’un châssis très grand format pour la rouler

J’avais récupéré ma toile de 400X200 cm, réalisée lors des Pussifolies, le fameux concours de peinture sur très grand formats du Sud Touraine, à Pussigny. « Le champ d’or » a orné la maison pendant un an, tendue sur son châssis. Mais comme j’avais besoin de l’espace pour accueillir d’autres toiles, j’ai dû ranger celle-ci. La solution la plus pratique était de l’enlever de son châssis, et de l’entreposer roulée, debout. Gain de place total. Voici donc le pas à pas technique : « comment retirer la toile d’un châssis surdimensionné » 🙂

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Pas à pas : « Les hautes herbes », acrylique sur toile, 90X90

052redim IMG_3860redim IMG_3889redim IMG_5664redim IMG_5688redim IMG_5690redim IMG_5698redim IMG_5704redim IMG_5706redim IMG_5734redim les hautes herbes, acrylique sur toile, 90X90 redimJ’ai fixé sommairement une toile de grain moyen, polyester/coton, de format 90X90 sur une planche.
Premier jet aux crayons aquarellables, histoire de remplir cette surface blanche toujours intimidante.
J’ai une idée de grandes fleurs jaunes parmi des feuillages.
Je compte sur mon imagination 🙂

 

 

 

Avec une brosse plate en soies de porc, j’ajoute de l’eau aux crayons. Avec ces crayons, on peut conserver les tracés, il suffit de doser le frottage à l’eau.  Je laisse sécher car la toile est entièrement mouillée.

 

 

Maintenant, je remouille la toile par endroits et j’ajoute des encres acryliques : vert olive, jaune citron et jaune azo. Elles fusent comme des aquarelles mais seront permanentes et vont fixer le crayon sous-jacent.
Je fais des retraits d’encre à l’eau claire et je modèle des feuillages.
J’ai rempli toute la toile et là… c’est l’impasse… 🙁
Je laisse cette toile « en punition », retournée dans un coin pendant plusieurs mois…

… jusqu’à ce que je me procure des marqueurs acryliques. Soudain, mon geste se libère, mon imagination cavale et je reprends cette toile abandonnée que je m’apprêtais à gessoter ! Je dessine avec les marqueurs, j’ose du rouge, je griffonne les masses, je modifie des fleurs, en supprime d’autres.J’essaie d’animer la composition, de rompre le côté figé. Je place déjà les premiers contrastes avec des ombres.

 

 

Avec les marqueurs et les acryliques, je monte des couleurs, rajoute des feuillages.
Pour l’instant, ce sont des demi-ton.

 

 

 

 

Je rajoute des pourpres, je m’amuse à donner des reflets réalistes à certaines feuilles.
Il y a plus de contrastes mais l’ambiance colorée générale ne me convient pas.

 

 

 

 

A l’acrylique, je place des touches  de couleurs, directement sorties du tube, de façon aléatoire. je cherche à évoquer la profusion du feuillage. Le joyeux bordel de la nature.
Des contrastes sont apparus.

 

 

 

 

Je décide de foncer certaines zones, pour créer différents plans, affirmer des contrastes pour faire vivre certains verts acides (en haut, à gauche, par exemple).

 

 

Je tâtonne…
J’ai placé des mauves puis des bleus de cobalt, mais c’est une erreur. L’image devient froide et artificielle.
Je sens l’impasse à nouveau.
J’ai envie de laisser tomber. Ces couleurs me déplaisent…
Puis, je me pose les questions pour revenir à l’essentiel : qu’est-ce que je veux faire ? Quelle atmosphère ? Quelle ambiance colorée ?

 

 

Je voudrais retrouver des verdures acides, marquées, assumées.
Je rajoute des brindilles et des espèces de fleurs « extraterrestres » échevelées juste pour alléger, apporter du dynamisme, brouiller une lecture trop sage, incompatible avec la profusion naturelle.

 

Finalement, je supprime certains éléments, je creuse des ombres. Pour éviter que les zones plus sombres fassent des « trous », je les anime avec des formes complètement hasardeuses, en vert de chrome pur qui, par contraste paraît absolument « naturel ». Je me sers du vert de pérylène pour les ombres et de jaune de cadmium moyen pour retrouver une lumière acide sur certaines feuilles. J’alterne des contours nets et flous, pour donner cette sensation de profondeur. Et j’arrête là 🙂

 

 

 

Pas à pas : « Pyracantha »

Nouveau projet sur les ramures et les feuillages.
Un petit format, 50X60, histoire de se faire la main.

Une base en couleurs. IMG_5736redim

 

 

 

 

 

IMG_5736ideeredimEt sa transcription en noir et blanc pour mieux comprendre (et corriger) les masses et les formes.

 

 

 

 

 

Je monte les valeurs…

Le hasard des reflets… on dirait un tissu damassé…

  Des valeurs et des couleurs…

Gros plan

La peinture finie.

« Pyracantha », acrylique sur toile, 50X60 cm

Sur fond noir (suite) : pas-à-pas

D’abord, sur ma toile, il y a un fond d’acrylique noire, sur lequel je viens verser des encres acryliques transparentes et esquisser le dessin.

fond noir 1fond noir 2

 

 

 

 

 

 

 

Puis je construis un dessin plus précis avec la technique de la grisaille.

fond noir 3

 

 

 

 

 

 

 

Sur la grisaille, je viens poser des glacis d’acrylique transparente. Il faut creuser les ombres, faire ressortir les lumières. Je posterai une photo de l’oeuvre terminée. Mais elle demande encore beaucoup de travail !

fond noir 4fond noir 5

 

 

 

 

 

 

 

La peinture terminée :

Feuillages, acrylique sur toile, 54X65