Pas à pas : enlever la toile d’un châssis très grand format pour la rouler

J’avais récupéré ma toile de 400X200 cm, réalisée lors des Pussifolies, le fameux concours de peinture sur très grand formats du Sud Touraine, à Pussigny. « Le champ d’or » a orné la maison pendant un an, tendue sur son châssis. Mais comme j’avais besoin de l’espace pour accueillir d’autres toiles, j’ai dû ranger celle-ci. La solution la plus pratique était de l’enlever de son châssis, et de l’entreposer roulée, debout. Gain de place total. Voici donc le pas à pas technique : « comment retirer la toile d’un châssis surdimensionné » 🙂

Le champ d’or, acrylique sur toile, 400X200 cm

le champ d’or, acrylique sur toile 400X200

Dégrafer une toile de 400X200 cm de son châssis, demande de réfléchir au processus en amont car l’objet est difficilement manipulable. J’ai d’abord mesuré la surface au sol, la hauteur de plafond pour le renversement de la toile. C’est assez compliqué car nous vivons dans une habitation troglodyte avec peu de murs droits. La présence d’une personne était indispensable pour le déplacement et le positionnement de la toile au sol, ce qui n’est pas une mince affaire dans un troglo au ciel (plafond) vouté !. J’ai rassemblé les outils : diverses pinces, tournevis, dévisseuse électrique, matériaux de protection, escabeau.

La toile était agrafée sur les côtés du châssis ET derrière le châssis. Ainsi, lorsque la toile était encore debout, j’ai pu commencer à enlever les agrafes du dessus et des deux petits côtés (car, une fois à l’horizontale, je me doutais que le geste serait plus difficile). D’où l’intérêt d’avoir un escabeau : les agrafes du dessus était à 2 m du sol. Il me resterait donc à ôter les agrafes du dessous et de derrière, une fois la toile posée au sol. Si la toile n’avait pas été agrafée à l’arrière, je n’aurai pas pu commencer à enlever les agrafes des côtés : la toile se serait affaissée sous son propre poids, ce qui aurait fait des pliures ou même des cassures. Elle aurait été difficilement manipulable sans l’abîmer.

Dans l’espace prévu au renversement de la toile, j’ai étalé au sol du plastique mousse moelleux pour protéger la peinture qui sera face contre le sol. Ce plastique mousse sert de sous-couche aux parquets. on l’achète en rouleaux dans les magasins de bricolage. On peut aussi utiliser des plaques fines de mousse expansée qui ont le même usage de sous-couche à parquets. Ces matériaux ne sont pas perdus puisqu’ils me servent à confectionner l’emballage de mes tableaux vendus.

Grâce à la paire de mains supplémentaires, nous avons déplacé et couché le châssis au sol. Ensuite, j’ai dégrafé le dernier grand côté de la toile puis, l’arrière. J’ai dévissé les équerres qui tenaient les tasseaux et démonté très facilement le châssis. Puis, à l’aide encore une fois de la paire de mains supplémentaires, pour bien positionner la peinture au début, j’ai roulé la toile.

« Le champ d’or » est donc maintenant disponible, roulé dans un tube de transport, en attente de son futur propriétaire.

Le champ d’or, acrylique sur toile, 400X200

le champ d’or, acrylique sur toile 400X200

NB : La toile m’avait été très gentiment apportée chez moi, avec un petit camion, par l’association « Les Pussifolies »

After having kept it a year, stretched on frame to adorn my house, I removed my large canvas from its frame.

To unstretched a 78″X157″ canvas, it requires to think about how to do, in what order removing the staples, how positioning the frame. It needed 2 extra hands to place frame on the ground, to finish disassembling the woods, removing last staples, and roll the canvas.
« Golden field » is therefore immediately available,
rolled in a transport tube, waiting for his future owner.